• Grand Paris Express : comment les déchets de chantier seront recyclés

    C'est le chantier de tous les records : 200 kilomètres de lignes, 68 gares... La construction du Grand Paris Express, futur supermétro automatique, promet de révolutionner les transports en Ile-de-France à l'horizon 2030. Mais elle représente également un défi considérable pour ses concepteurs : que faire des amas de déchets qui vont sortir de terre à cette occasion ? La Société du Grand Paris (SGP), chargée de la réalisation de l'ouvrage, estime que les travaux vont générer 45 millions de tonnes de déblais, soit un volume équivalent à 9000 bassins olympiques de 2 mètres de profondeur. Terres, pierres ou encore parpaings... Il faudra trouver une destination aux montagnes de matériaux ainsi créées. Et ce en prenant en compte l'objectif ambitieux que s'est fixée la SGP elle-même : valoriser 70 % de ces déblais et le faire au maximum dans une logique d'économie circulaire, à proximité des chantiers.

    La carte de l’économie circulaire

    Pour réaliser au mieux le recyclage de ces matériaux, une priorité s'est imposée : bien connaître la nature des déchets. Pour ce faire, ce sont tout d'abord des sondages préalables des sols qui ont été réalisés. Près de 5000 ont eu lieu entre 2012 et 2016. Un système de traçabilité a également été institué auprès des entreprises opérant sur les différents sites, dès les premiers travaux, à la mi-2016. Un travail de « caractérisation » a été systématisé pour tout matériau excavé, assurant une analyse fine de leurs propriétés et la détection d’éventuels déchets pollués.

    De quoi permettre leur classement, leur éventuel traitement et la transformation de certains d'entre eux en matériaux réutilisables. C'est ainsi que de gros blocs de béton issus de la déconstruction peuvent par exemple être transformés en granulats, puis reprendre le chemin des chantiers du Grand Paris Express, à nouveau prêts à l'emploi.

    Des déblais pour créer de nouveaux parcs

    La réutilisation des déchets par des entreprises du BTP constitue d'ailleurs l'un de leurs débouchés principaux. De nombreux usages des déblais sont possibles : fabrication de tuiles, de briques, de ciment, réalisation de couches d'étanchéité pour des digues, par exemple à partir de limons des plateaux, ou encore création de pistes de circulation grâce à des restes de graviers.

    Dans le même temps, de gros volumes de terres vont être utilisés dans des opérations de réaménagement de carrières ou dans des projets d'aménagement (parc urbain, golf...). Dans les communes de Chelles (Seine-et-Marne) et Montfermeil (Seine-Saint-Denis), un parc devrait justement voir le jour dans les années qui viennent grâce aux déblais du Grand Paris. Issus des travaux tout proches de la future ligne 16, ils permettront tout à la fois de remodeler les terres en surface, mais également de combler des galeries souterraines qui le traversent, les lieux ayant abrité par le passé des carrières de gypse. Ces centaines de milliers de tonnes de déchets offriront ainsi un nouveau départ à un site devenu une friche abandonnée depuis de nombreuses années.

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